Fortuna investit 200 millions de dollars pour acquérir un important projet d’exploration aurifère au Sénégal
- Fortuna Mining acquiert le projet d’exploration aurifère de Bambadji au Sénégal auprès de Barrick Mining et IAMGOLD pour 200 millions de dollars, élargissant ainsi ses actifs en Afrique de l’Ouest.
- L’accord porte sur deux propriétés totalisant 190 kilomètres carrés le long de la zone de cisaillement très prometteuse Sénégal-Mali, près du projet aurifère Diamba Sud de Fortuna.
- Fortuna investira immédiatement 8 millions de dollars dans l’exploration de Bambadji, en se concentrant sur des activités de forage intensives autour de cibles aurifères avancées.
- Les vendeurs — Barrick et des filiales d’IAMGOLD — conserveront une redevance de 0,5 % sur la production d’or initiale de Bambadji Nord.
Cette acquisition permet à Fortuna de contrôler deux propriétés couvrant environ 190 kilomètres carrés et s’étendant sur environ 60 kilomètres de terrain prometteur le long de la zone de cisaillement Sénégal-Mali, un important corridor aurifère qui abrite plusieurs mines à grande échelle.
Bambadji est situé à proximité du projet aurifère Diamba Sud de Fortuna, actuellement en phase d’étude de faisabilité et qui recèle des réserves minérales contenant environ 1,15 million d’onces d’or. Fortuna prévoit de prendre prochainement une décision d’investissement finale concernant Diamba Sud.
La société a indiqué que l’acquisition de Bambadji pourrait offrir des opportunités d’exploration supplémentaires et potentiellement étendre l’exploitation de Diamba Sud.
« Le montant de 200 millions de dollars américains versé pour ce projet reflète la présence de plusieurs cibles de premier ordre définies par forage, l’étendue du domaine foncier, l’important ensemble de données historiques d’exploration et le potentiel d’expansion significative de Diamba Sud », a déclaré Jorge A. Ganoza, président et chef de la direction de Fortuna.
Fortuna prévoit un programme d’exploration de 8 millions de dollars
Fortuna a approuvé un budget d’exploration initial de 8 millions de dollars pour Bambadji pour le reste de l’année 2026.
Le programme prévoit environ 51 000 mètres de forage à circulation inverse et au diamant, les travaux devant débuter au troisième trimestre. L’entreprise entend se concentrer sur plusieurs cibles avancées, définies par forage, dans un rayon de 20 kilomètres autour du site prévu pour l’usine de traitement de Diamba Sud.
Fortuna a versé l’intégralité de la contrepartie de 200 millions de dollars en espèces sur sa trésorerie, dont 130,35 millions de dollars à une filiale de Barrick et 69,65 millions de dollars à une filiale d’IAMGOLD.
Les vendeurs conserveront également une redevance de 0,5 % sur le rendement net de la fonderie pour les 1,75 premier million d’onces d’or produites à partir de la propriété de Bambadji Nord.
Le Sénégal prend de l’importance pour Fortuna
Cette acquisition renforce la position de Fortuna au Sénégal, alors que l’entreprise restructure son portefeuille en Afrique de l’Ouest.
On prévoit que Diamba Sud produira en moyenne 158 000 onces d’or par an au cours de ses quatre premières années d’exploitation, avant d’atteindre une moyenne de 116 000 onces sur sa durée de vie estimée à 9,4 ans.
Le projet Bambadji pourrait fournir à Fortuna des ressources supplémentaires autour de l’opération prévue et un accès à une vaste zone d’exploration reliée au même corridor géologique.
Fortuna change de cap face aux risques en Afrique de l’Ouest
L’accord avec le Sénégal intervient également après que Fortuna a réduit son exposition au Burkina Faso, où la montée des risques sécuritaires et l’incertitude réglementaire ont compliqué les opérations minières.
Fortuna a vendu sa mine d’or de Yaramoko, au Burkina Faso, à une entreprise privée locale pour 130 millions de dollars. Cette vente a réduit la production annuelle d’or de la société d’environ 70 000 onces, mais M. Ganoza a déclaré que l’offre était intéressante compte tenu de la baisse des réserves de la mine et de l’augmentation des risques d’exploitation.
Dans l’ensemble de la région, les sociétés minières sont confrontées à un environnement réglementaire en pleine mutation. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont tous connu des coups d’État militaires depuis 2020 et ont entrepris d’accroître la participation de l’État dans leur secteur minier.
Au Mali, les tensions entre les autorités et les compagnies minières étrangères ont notamment conduit à la détention de dirigeants et à la saisie de stocks d’or. Barrick, par exemple, a interrompu ses activités après la confiscation par les autorités maliennes d’environ trois tonnes d’or, d’une valeur d’environ 245 millions de dollars.